En novembre dernier, l’École posait un geste significatif et structurant pour le présent et l’avenir : se doter d’une politique sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI). Nous reconnaissions alors que nous avions encore des efforts à faire pour arriver notamment à un degré de diversité plus représentatif de notre société, et ce, à tous les niveaux de notre organisation.

Ainsi, pour bâtir une école toujours plus performante et appuyer la société québécoise, il nous apparaissait essentiel de faire preuve d’encore plus d’ouverture et de bienveillance, afin de nous assurer que chaque membre de la communauté HEC Montréal – étudiants, diplômés, employés – puisse développer son plein potentiel et évoluer dans un milieu où les différences sont accueillies et valorisées.

Cette ouverture prend aujourd’hui la forme de toutes sortes d’activités au sein de l’École telles que la célébration du Mois de l’histoire des Noirs et l’organisation d’une Semaine de la fierté. Des activités grandement appréciées tant par les étudiants que par les diplômés et le personnel, et qui témoignent de notre volonté d’instaurer un écosystème dans lequel toutes les parties prenantes non seulement ont leur place, mais se sentent totalement en sécurité. À cet égard, notre message est clair : étudier ou travailler à HEC Montréal, c’est intégrer un milieu où chacun peut se concentrer sur sa réussite sans devoir craindre toute forme de discrimination.

Federico Pasin

DES GESTES CONCRETS

Évidemment, ce n’est pas tout d’adopter une politique sur l’EDI : il faut aussi l’appliquer. Voilà pourquoi nous avons développé des formations que nous offrons à notre personnel pour mieux comprendre nos biais inconscients et les obstacles auxquels doivent faire face les membres de la diversité.

Avec la collaboration de nos spécialistes en EDI, nous jetons un regard nouveau sur nos façons de faire afin de les améliorer. À titre d’exemple, bien que certains groupes soient aujourd’hui très bien représentés à l’École parmi nos étudiants et nos enseignants, ils se font encore rares à la direction. Ainsi, bien que les efforts pour recruter davantage de femmes professeures aient porté leurs fruits, peu d’entre elles sont titulaires d’une chaire de recherche ou occupent un poste de direction. Même constat pour les membres de la diversité ethnoculturelle.

Pour donner le ton, un de mes premiers gestes a été de nommer Johanne Turbide au poste de secrétaire générale de HEC Montréal – une première pour l’École ! – et de constituer un comité de direction qui tend vers la parité.

« JE SUIS PARTICULIÈREMENT FIER QUE HEC MONTRÉAL SOIT L’UN DES PREMIERS ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES AU QUÉBEC À SE DOTER D’UNE POLITIQUE EN MATIÈRE D’ÉQUITÉ, DE DIVERSITÉ ET D’INCLUSION. »

OSER SE REMETTRE EN QUESTION

Devenir plus équitable suppose indéniablement quelques remises en question et nous fait aussi prendre conscience de certains pièges dans lesquels il peut être facile de tomber. Par exemple, penser que la diversité n’est qu’une question de recrutement et ne pas instaurer les processus nécessaires pour favoriser, par la suite, l’ascension des nouvelles recrues dans l’organisation. Autre biais : considérer le peu d’inscriptions ou de postulations comme un manque d’intérêt des groupes visés alors que nous avons aussi, comme organisation, un rôle à jouer pour les inciter à oser le changement.

Comme établissement d’enseignement, nous avons à cœur de former des leaders responsables, à l’esprit ouvert, forts et fiers de leurs différences et capables d’une vision à long terme. Les défis de la société de demain sont tellement grands et complexes que nous avons besoin de tous les talents pour composer avec les multiples facettes de notre société.

Je suis particulièrement fier que HEC Montréal soit l’un des premiers établissements universitaires au Québec à se doter d’une politique en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Et encore plus lorsque mes confrères des autres universités m’interpellent pour s’en inspirer et emboîter le pas.

Toutefois, ma plus grande fierté réside dans le fait que cette politique vise à démocratiser l’accès au monde des affaires et à donner au plus grand nombre la chance de prendre une part plus active dans l’économie. À bien y penser, cette aspiration n’est pas bien loin de la raison qui a mené à la création de HEC Montréal : favoriser la diversité en permettant aux francophones du Québec – dont la très grande majorité était alors issue du milieu ouvrier – de se tailler une place dans le milieu des affaires, alors dominé par les anglophones. Forts de cette réussite, nous mettons aujourd’hui en place des mesures pour favoriser davantage la diversité en gestion, une initiative qui s’inscrit en ligne droite avec nos valeurs initiales d’inclusion. ∙