Printemps 2024 – VOL. 22, N° 2

Guy Fréchette

Toute une vie à s’engager

Par Anne-Marie Tremblay

Pour Guy Fréchette, étudier à HEC Montréal lui a permis d’avoir une carrière au-delà de ses espérances. D’où l’importance, pour l’ancien numéro un d’EY Québec, de s’impliquer auprès de son alma mater. Un engagement qui dure depuis près de 60 ans.

« Je ne viens pas d’une famille d’universitaires, mais du milieu agricole, précise d’entrée de jeu Guy Fréchette. Je suis né dans un village très rural, près de Joliette. Mes parents étaient fiers que j’entre à l’université et m’ont soutenu tout au long de mon parcours. » Pour ce diplômé émérite, une évidence s’impose : son passage à HEC Montréal a littéralement changé sa destinée. Retraité depuis 2008, il a consacré près de 40 ans de sa vie à Ernst & Young Canada (aujourd’hui EY), ultimement à titre de vice-président et associé directeur pour le Québec.

« Quand on a la chance d’avoir autant reçu, on doit redonner, affirme l’homme d’affaires de 76 ans. C’est une façon de permettre aux autres d’avoir aussi la chance de se distinguer. » Au fil du temps, Guy Fréchette s’est impliqué activement au sein de plusieurs conseils d’administration, dont ceux de HEC Montréal, du CEPSUM et de la Fondation HEC Montréal, qu’il préside depuis plus d’une décennie.

Il a également fait partie des personnes qui ont fondé le Conseil des gouverneurs de HEC Montréal. Lancée en 2008, cette initiative avait pour but de regrouper 100 donatrices et donateurs prêts à offrir 100 000 $ ou plus. « Nous avons largement dépassé cet objectif, ce qui a notamment contribué à la construction du nouvel édifice au centre-ville », affirme-t-il. Une façon pour lui de stimuler la philanthropie.

« Plus on réussit grâce à une université, plus on doit s’investir, servir, pour en maintenir l’excellence. »

Passionné de football

Mais plus que tout, Guy Fréchette est un véritable passionné de football. C’est d’ailleurs pour joindre les Carabins qu’il a choisi HEC Montréal, en 1966. Un rêve de courte durée, puisque l’équipe a été démantelée peu après son arrivée. En revanche, le mécène a participé à sa renaissance : en 2013, il offre 500 000 $ au programme de sport d’excellence des Carabins. À l’époque, il s’agissait du don le plus important jamais versé à un programme de sport universitaire francophone au Québec.

« Encourager le sport d’excellence, c’est aussi une façon de stimuler la fierté et le sentiment d’appartenance chez les diplômées et diplômés. On le voit beaucoup aux États-Unis, où les gens sont prêts à parcourir des centaines de kilomètres pour assister à un match universitaire! » Guy Fréchette n’est d’ailleurs pas peu fier d’avoir vu les Carabins rafler tous les honneurs en football l’an dernier.

Une philosophie qui l’a guidé toute sa vie et qui pourrait en inspirer d’autres? « Plus on réussit grâce à une université, plus on doit s’investir, servir, pour en maintenir l’excellence », soutient-il.