Printemps 2024 – VOL. 22, N° 2

Matériaux critiques ou à critiquer?

Liette D’Amours

Rédactrice en chef

HEC Mag

Chaque année, l’économie québécoise consomme 271 millions de tonnes de matières premières et secondaires, soit 32 tonnes par habitant. De quoi susciter quelques questions au moment où l’on s’interroge sur l’impact de l’activité industrielle sur les désordres climatiques et sur la circularité de notre économie.

Par « matières premières », on entend les matériaux qui exigent une transformation. Au Québec, elles proviennent principalement de cinq secteurs : les mines, l’agroalimentaire, les forêts, l’énergie et l’eau. Des ressources à la fois essentielles à notre survie et à notre prospérité, mais dont l’exploitation fait malheureusement encore trop souvent l’objet de mauvaises pratiques et… de mauvaises critiques!

Le Québec mise actuellement sur ses richesses en matériaux critiques et en eau pour devenir un leader mondial en matière de transition énergétique et de décarbonation. Plusieurs projets majeurs sont en cours. Le gouvernement a notamment l’ambition de produire la batterie la plus verte et la plus responsable du monde par l’entremise de sa filière batterie.

« On s’interroge sur la place de ces industries dans notre économie et sur leur impact environnemental. »

C’est justement pour faire le point sur ces secteurs plus traditionnels de notre économie et sur les questions que leurs activités soulèvent que HEC Mag y consacre ce numéro. On s’interroge sur la place de ces industries dans notre économie et sur leur impact environnemental. Ont-elles adopté de nouvelles pratiques – responsabilité sociale des entreprises, développement durable, circularité, etc.? Quelles sont les avancées réalisées et à venir pour réduire leur empreinte écologique?

Nous vous présentons des leaders qui se préoccupent de ces enjeux et qui font bouger les choses. Des gestionnaires qui ont entrepris de transformer leur industrie non seulement pour contribuer à verdir notre économie, mais pour en assurer la pérennité.

Ce numéro donne aussi la parole à des diplômées et des diplômés engagés tant sur la scène locale qu’internationale. Certains agissent comme mentors auprès de la relève entrepreneuriale et de jeunes pousses racontent à quel point leur passage à l’émission Dans l’œil du dragon a propulsé leur entreprise. D’autres poursuivent leur parcours à l’international et s’activent au quotidien à transformer l’Afrique ou à former de jeunes talents en Irlande.

Vous l’aurez compris : que ces gestionnaires soient citoyens du monde ou bâtisseurs d’un Québec plus vert, ils sont porteurs d’espoir. Souhaitons que leurs histoires soient pour vous source d’inspiration.

Bonne lecture!