À HEC Montréal, les femmes représentent plus de 35 % des donateurs. elles ont en commun le désir de s’engager envers leur alma mater et de redonner à la génération suivante. Voici quelques exemples inspirants.

Janick Boudreau (B.A.A. 1998) et Valérie Lemieux (M. Sc. Finance 2006) évoluent dans le secteur financier et sont parmi les premières à avoir joint le Club des 100 de la Fondation HEC Montréal, en 2013. Ce club de reconnaissance rassemble de jeunes professionnels audacieux et novateurs. Des passionnés de HEC Montréal qui ont moins de 45 ans et qui se sont engagés à faire un don d’au moins 10 000 $.

JANICK BOUDREAU
DIRECTRICE, GESTION DE PORTEFEUILLE
quote noireÊTRE MEMBRE DE CE CLUB ME PERMET DE SOUTENIR L’ÉCOLE ET DE CONTRIBUER À REDONNER CETTE MÊME CHANCE À DE JEUNES TALENTS PROMETTEURS PAR LE BIAIS DE BOURSES, TOUT EN ÉLARGISSANT MON RÉSEAU PROFESSIONNEL.quote droite

Janick Boudreau« À HEC Montréal, on m’a appris à développer mon esprit critique et à avoir une vision d’ensemble, souligne Janick Boudreau. On m’a aussi fourni des outils que j’utilise toujours aujourd’hui. Être membre de ce club me permet de soutenir l’École et de contribuer à redonner cette même chance à de jeunes talents prometteurs par le biais de bourses, tout en élargissant mon réseau professionnel. »
Manon Campbell (M. Sc. Gestion des opérations 1998), formatrice et consultante en gestion des approvisionnements, a joint le Conseil des Gouverneurs il y a six ans. Ce groupe réunit des diplômés qui se sont engagés à donner 100 000 $ et plus à l’École pour l’aider à réaliser sa mission d’excellence.

MANON CAMPBELL
FORMATRICE et CONSULTANTE EN GESTION DES APPROVISIONNEMENTS
quote noireAU-DELÀ DE L’ENGAGEMENT FINANCIER, J’ADHÈRE AU CÔTÉ VISIONNAIRE DE CE GROUPE.quote droite

Manon Campbell« Au-delà de l’engagement financier, j’adhère au côté visionnaire de ce groupe, affirme Manon Campbell. Ces gens ont compris que, pour développer l’excellence dans un établissement d’enseignement, on ne peut pas juste compter sur l’aide gouvernementale. En raison des défis auxquels les universités font face actuellement, il devient plus important que jamais de faire notre part et de nous assurer que la relève ait accès à une éducation de qualité. »
Chaque année, la Fondation HEC Montréal organise à l’intention des membres du Club des 100 et du Conseil des Gouverneurs des activités qui favorisent la création de liens particuliers, tout en leur permettant de partager leurs valeurs et leur vision.

VALÉRIE LEMIEUX
DIRECTRICE, SERVICES BANCAIRES INTERNATIONAUX ET
MARCHÉS DES CAPITAUX, BANQUE HSBC CANADA
quote noireCE N’EST QU’UNE QUESTION DE TEMPS AVANT QUE L’ON ATTEIGNE L’ÉQUITÉ EN MATIÈRE DE DONS À LA FONDATION, CAR LA PHILANTHROPIE N’A PAS DE SEXE.quote droite

ENGAGEMENT ET MOTIVATION

Valerie LemieuxLe Club des 100 compte actuellement 64 membres, dont six femmes. Le Conseil des Gouverneurs, quant à lui, regroupe 107 membres, dont 18 femmes. « Comme les femmes fréquentent les écoles de gestion depuis moins longtemps que les hommes, elles sont forcément moins nombreuses à contribuer, souligne Valérie Lemieux. À mon avis, ce n’est donc qu’une question de temps avant que l’on atteigne l’équité en matière de dons à la Fondation, car la philanthropie n’a pas de sexe. Plus il y aura de donatrices pour donner l’exemple, plus cette culture s’affermira. »

LA PHILANTHROPIE AU CANADA

« Selon moi, que l’on soit un homme ou une femme, à HEC Montréal, nous sommes tous motivés par les mêmes raisons qui nous incitent à être généreux : nous voulons redonner à l’École pour l’aider à maintenir son excellence et sa réputation, et donner à des étudiants les mêmes opportunités que celles que nous avons eues, soutient Janick Boudreau. Quant aux raisons qui pourraient expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses au sein du Club des 100, il faut aussi considérer que bon nombre d’entre elles laissent tomber certaines de leurs activités lorsqu’elles fondent une famille. »

Données philanthropiques

En règle générale, la décision de donner est d’abord un geste du cœur. À cet égard, un sondage réalisé par Statistique Canada révèle qu’au pays, 72 % des femmes philanthropes affirment avoir d’abord été personnellement touchées par la cause soutenue ou connaître quelqu’un qui l’a été, contre 63 % des hommes. Cette étude nous apprend également que 52 % des donateurs de 35 à 54 ans et 39 % de ceux qui ont 55 ans et plus ont effectué des dons parce qu’un proche ou une connaissance les a incités à le faire.
Comme de plus en plus de femmes font leur marque en gestion, le visage de la philanthropie en éducation changera assurément au cours des prochaines années, mais l’objectif sera toujours le même : offrir l’excellence en enseignement afin d’assurer une relève exceptionnelle en affaires, et ce, tant sur la scène locale qu’à l’étranger.
La Fondation HEC Montréal mise donc sur ces exemples inspirants pour sensibiliser d’autres diplômées à l’importance de soutenir leur alma mater. Dans cet esprit, la Fondation déploie aussi des efforts constants pour mieux renseigner les diplômés sur diverses façons de donner (argent, actions, police d’assurance vie et autres) qui tiennent compte de leur situation financière et de leur vision philanthropique.

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L’IMPORTANCE DE DONNER

Jocelyne GonthierJocelyne Gonthier
(B.A.A. 1976), pionnière dans le domaine de la philanthropie au Québec notamment pour ses 12 années dédiées à la Fondation HEC Montréal, est fière de son engagement à titre de donatrice. « Il y a plein de bonnes causes. La mienne, c’est celle de l’éducation supérieure.
J’ai vu l’aspect bénéfique qu’une bourse peut avoir. L’aspect pécuniaire est important, mais recevoir une bourse, c’est aussi et surtout une marque de reconnaissance des efforts de l’étudiant. C’est une tape dans le dos bien méritée », affirme la donatrice.
Afin d’assurer la pérennité de son implication à HEC Montréal, Jocelyne Gonthier a choisi d’effectuer, avec son conjoint, un don planifié différé par le biais d’une police d’assurance vie.
« C’est une belle façon de soutenir les causes qui me tiennent à cœur et de garantir la continuité de mon engagement envers l’École », explique-t elle, enthousiaste sur les multiples façons de s’engager envers son alma mater. « Les dons planifiés permettent, en effet, de maximiser l’impact de mon don et constituent une option fiscalement responsable et optimale de donner », conclut-elle.

Illustration : istock