Grâce au Bureau international – Europe (BIE) de HEC Montréal installé à Paris depuis 2002 et à l’impact du bouche-à-oreille, l’École ne cesse d’accentuer sa notoriété sur le Vieux Continent. À preuve, la constante progression du nombre d’étudiants internationaux, d’établissements partenaires et de doubles diplômes.

« Étudier à HEC Montréal a changé ma vie, affirme sans hésitation Justine Hutteau. J’y ai appris des choses auxquelles je n’aurais pas eu accès si j’étais restée en France. Notamment, à prendre la parole en public et à assumer mes idées, même lorsqu’elles sont différentes, ce qui m’a donné le courage de lancer ma propre entreprise. »

Justine Hutteau arrive à Montréal en 2012 pour amorcer un B.A.A. Elle y restera finalement pendant six ans, puisqu’elle ajoutera une maîtrise en gestion à son parcours. Elle rentre à Paris en 2018 et lance Respire, une entreprise de soins d’hygiène naturels.

À la fin du lycée, sa mère lui avait parlé de HEC Montréal et l’idée l’avait intriguée. « Le fils d’une de ses amies y étudiait; j’ai donc décidé d’aller visiter Montréal, raconte-t-elle. J’ai alors découvert qu’une amie y étudiait aussi, ce qui m’a donné la chance d’être immergée dans la vie étudiante pendant une semaine. » Dès lors, sa décision de s’inscrire à HEC Montréal était prise.

L’impact du bouche-à-oreille est aujourd’hui indéniable. Catherine Turban, responsable de la promotion des programmes au BIE, le constate d’ailleurs régulièrement. « Ces dernières années, nous remarquons que les étudiants ont déjà entendu parler de HEC Montréal lorsqu’ils viennent nous rencontrer, souligne-t-elle. Ils sont renseignés. L’attrait pour Montréal est très fort et, lorsqu’ils connaissent des diplômés, leur intérêt est encore plus grand. »

HEC Montréal est d’ailleurs une des rares universités non françaises à faire partie de la Conférence des grandes écoles, une association française d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

En plus de la France, le BIE recrute aujourd’hui en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Espagne et au Royaume-Uni. Les Européens présentent plus de 1 200 demandes d’admission par année, tous programmes confondus, ce qui fait de l’Europe le deuxième continent d’où viennent les étudiants internationaux à HEC Montréal, après l’Afrique.

Faustine Chevet

quote noire MONTRÉAL ET LE CANADA ONT LA COTE. LES CANDIDATS SONT ATTIRÉS PAR LES PERSPECTIVES EN ENTREPRENEURIAT ET EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLE QUE CETTE DESTINATION LEUR OFFRE.quote droite

FAUSTINE CHEVET
Directrice du BIE

DES ATTRAITS CROISÉS

« Montréal et le Canada ont la cote, déclare Faustine Chevet, directrice du BIE. Les candidats sont attirés par les perspectives en entrepreneuriat et en intelligence artificielle que cette destination leur offre. En fait, nous constatons un double attrait : d’une part, les compétences de HEC Montréal dans ces domaines, et d’autre part, tout l’écosystème montréalais, qui fait rêver. »

C’est ce volet entrepreneurial qui a attiré Jonathan Lomel à HEC Montréal. Ce diplômé de l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique, à Lille, est le cofondateur de Samsys, une jeune entreprise française spécialisée en agroécologie. En 2019, il entend parler de L’Accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal et assiste à une conférence donnée par son directeur, Manaf Bouchentouf. « Nous avions commencé à rencontrer des clients canadiens quelques mois plus tôt, mais nous ne connaissions pas du tout le marché nord-américain, raconte Jonathan Lomel. Être sélectionné pour la cohorte 2019 de l’Accélérateur nous a permis de comprendre le marché agricole et les institutions du Québec et du Canada. »

« La notoriété de HEC Montréal rayonne aussi au sein de grandes sociétés françaises, notamment grâce aux diplômés qui y travaillent et qui deviennent nos ambassadeurs », affirme Élodie Gueneau, responsable des relations avec les entreprises au BIE. Environ 9 500 diplômés de l’École se trouvent aujourd’hui en Europe.

International Printemps 2021

International Printemps 2021

International Printemps 2021

LA FRANCE, ET AU-DELÀ

Comme la réputation de l’École est déjà bien établie en France, le BIE s’active désormais à tisser des liens avec le reste de l’Europe de l’Ouest. « Cet attrait pour le Québec, très fort en France, est beaucoup moins présent ailleurs, comme en Belgique, indique Faustine Chevet. L’Europe n’est ni uniforme ni homogène ! » En appui à l’École, l’équipe du BIE contribue aussi au développement de partenariats avec les universités européennes.

À ce chapitre, HEC Montréal, qui offre le plus important programme d’échanges, propose plusieurs destinations européennes. Entre 2017 et 2020, le nombre d’établissements partenaires en Europe s’est d’ailleurs considérablement accru, passant de 68 à 82.

Ces partenariats offrent notamment aux étudiants de HEC Montréal l’occasion de passer un semestre dans une autre université. Un attrait additionnel pour les jeunes Européens, qui peuvent ainsi cumuler plus d’une expérience à l’international. Inscrite au B.A.A. en 2009, la Parisienne Valentine Foussier a pu participer à un échange d’un semestre à Sogang, en Corée. « Pouvoir partir deux fois à l’étranger au cours de ses études constitue un avantage incroyable, déclare-t-elle. Je voulais absolument aller en Asie et la Corée était une destination que je ne connaissais pas du tout. Ça a été vraiment génial ! »

Marie-Hélène Jobin

Marie-Hélène Jobin

quote noire LA PROGRESSION DE NOTRE RAYONNEMENT À L’INTERNATIONAL ET LA PROFONDEUR DE NOTRE PRÉSENCE EN EUROPE SONT AUJOURD’HUI INDÉNIABLES. NOUS CONCENTRONS DÉSORMAIS NOS EFFORTS SUR LA CRÉATION DE DIPLÔMES CONJOINTS.quote droite

MARIE-HÉLÈNE JOBIN
Directrice des relations et des partenariats internationaux à HEC Montréal

PARTENARIATS ET VISION À LONG TERME

« La progression de notre rayonnement à l’international et la profondeur de notre présence en Europe sont aujourd’hui indéniables, souligne Marie-Hélène Jobin, directrice des relations et des partenariats internationaux à HEC Montréal. Nous concentrons désormais nos efforts sur la création de diplômes conjoints. »

Leur nombre est, par ailleurs, en forte croissance depuis quelques années. Ces diplômes permettent d’obtenir soit une double maîtrise, soit un baccalauréat de HEC Montréal suivi d’une maîtrise dans une université partenaire.

Depuis la conclusion, en 2017, d’un premier partenariat pour un double diplôme européen avec l’Université de Bocconi, en Italie, des ententes se sont ajoutées avec les écoles françaises ESCP Europe et EM Lyon (2018), et SKEMA (2020). Un nouvel accord vient d’être signé avec l’Université de Lancaster, au Royaume-Uni, et d’autres sont en voie d’être conclus.

« Nous travaillons fort pour attirer les étudiants internationaux et leur offrir cette expérience qui fait notre réputation, avec le souci constant d’enrichir les curriculums, d’avoir des cohortes aussi variées que possible et de leur offrir une grande ouverture sur le monde », conclut Marie-Hélène Jobin. ∙

Flèche droite blanche

EN UN COUP D’ŒIL

ÉCHANGES ÉTUDIANTS Fondation : 1999
 Nombre d’établissements partenaires en Europe : 82
DOUBLES DIPLÔMES AVEC L’EUROPE Université de Bocconi, Italie (2017)
 ESCP Europe, France (2018)
 EM Lyon, France (2018)
 SKEMA, France (2020)
 Université de Lancaster, Royaume-Uni (2021)

Photos : Adobe Stock