Trois générations. Trois diplômés. Trois contextes d’études bien différents, mais une seule famille. Alphonse St-Jacques, sa fille, Catherine St-Jacques, et son petit-fils, Marc-Antoine Bélanger, nous parlent du lien académique qui les unit.

« Dans les années 1920, mon père a dû arrêter ses études, bien qu’il aurait souhaité se spécialiser à l’École des hautes études commerciales, comme quelques-uns de ses confrères. Malheureusement, le faible revenu de sa famille l’a contraint à abandonner son rêve et à trouver un emploi à temps plein. C’est lui qui m’a encouragé à poursuivre mes études à HEC Montréal, alors situé sur la rue Viger », se remémore Alphonse St-Jacques, qui a consacré sa vie professionnelle à la comptabilité et qui est aujourd’hui âgé de 92 ans. Pour cet homme, diplômé en 1947, il était primordial d’offrir à son tour une bonne éducation à ses quatre enfants.

Alphonse St-Jacques

Marc-Antoine Bélanger

Catherine St-Jacques

(1) En 1947, Alphonse St-Jacques devenait le premier de sa génération à être diplômé de HEC Montréal. L’École était alors située sur la rue Viger, au centre-ville de Montréal. (2) Quelque 70 ans plus tard, son petit-fils, Marc-Antoine Bélanger, accède au même titre. Il est ici entouré de sa mère et de son grand-père lors de la collation des grades, en 2017, ainsi que de Federico Pasin, secrétaire de l’École, et de Michel Patry, directeur de HEC Montréal. (3) Après des études en pharmacie, Catherine St-Jacques a, quant à elle, obtenu un MBA en marketing à l’Édifice Decelles en 1987.

UN CHOIX LIBRE ET ÉCLAIRÉ

« Papa nous a incités à étudier dans le domaine de notre choix. Un exemple bien concret de cet encouragement est d’avoir choisi d’établir la résidence familiale à proximité des bonnes écoles et de l’Université de Montréal », se souvient Catherine St-Jacques.
Auprès de ses enfants, la pharmacienne – qui a aussi un MBA de HEC Montréal – et son conjoint, lui aussi diplômé de l’École, ont adopté la même attitude : valoriser les études, créer des conditions propices à la réussite scolaire, soutenir leurs rejetons et les encourager dans leur parcours.

LA COMPTABILITÉ, UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Tout récemment diplômé au baccalauréat, Marc-Antoine Bélanger est maintenant candidat au titre de CPA. « Je n’ai jamais senti de pression pour aller étudier à HEC Montréal, mais mon grand-père et mes parents m’ont tellement toujours parlé positivement de l’École que pour moi, ce choix s’imposait, nous confie-t-il.
Aujourd’hui, je suis fier d’exercer la même profession que mon grand-père, et on en discute souvent, ajoute le jeune diplômé. On compare nos situations, on échange sur les points communs et sur les différences, tant sur le plan académique que professionnel. Tout a tellement évolué, du papier à l’informatique… »

ALPHONSE ST-JACQUES

quote noireL’ÉCOLE EST AUJOURD’HUI UNE INSTITUTION DE CALIBRE INTERNATIONAL. JE CROIS QU’ELLE A PERMIS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE DE PRENDRE SA PLACE DANS LE MONDE DES AFFAIRES.quote droite

HONORER LA MÉMOIRE DE SON PÈRE…

Les choses ont en effet bien changé pour HEC Montréal, qui a déménagé trois fois depuis 1947 – de l’édifice de la rue Viger à la rue Decelles, puis à l’immeuble de la Côte-Sainte-Catherine – et qui s’apprête à effectuer un retour au centre-ville en y instaurant une nouvelle antenne pour se rapprocher du milieu des affaires. « L’École a évolué sur plusieurs plans, souligne Alphonse St-Jacques. C’est aujourd’hui une institution de calibre international. Je crois qu’elle a permis à la société canadienne-française de prendre sa place dans le monde des affaires. »
Quand on lui demande s’il a le sentiment d’avoir honoré la mémoire de son père
qui aurait souhaité poursuivre des études à HEC Montréal, il répond avec émotion : « Je crois que oui. Ça se concrétise par trois générations consécutives de diplômés qui réalisent le rêve de mon père, et j’en suis très heureux. » ∙

Photos : AHEC – Fonds de l’Association des étudiants de MBA, P029/XPH, 0026