Printemps 2022 - VOL. 20, N° 2

Diversifier
l’entrepreneuriat
pour plus d’impact!

Federico Pasin

Directeur, HEC Montréal

De tout temps, l’entrepreneuriat est inscrit dans l’ADN de HEC Montréal qui, rappelons-nous, avait au départ pour mandat de contribuer à l’essor économique des francophones. Dans cet esprit, il allait donc de soi que l’École soit partie prenante de la création du Québec inc. Cette spécialisation en entrepreneuriat s’est toutefois accélérée avec le passage de notre ancien directeur, Jean-Marie Toulouse, à qui l’on doit d’importantes recherches sur le sujet.

Ainsi, au fil du temps, l’École s’est constitué un véritable écosystème entrepreneurial auquel s’ajoutent sans cesse de nouveaux maillons, à commencer par la création de l’un de ses piliers : son département d’entrepreneuriat et d’innovation. Cette spécificité, dont très peu d’écoles de gestion et d’universités peuvent se prévaloir, nous confère plusieurs avantages, notamment celui d’attirer non seulement des professeurs-chercheurs réputés dans le domaine, mais aussi des étudiants à la fibre entrepreneuriale qui cherchent à se donner les meilleures chances de réussite. Cette décision stratégique a d’ailleurs contribué à faire de HEC Montréal l’une des écoles les plus renommées sur la scène mondiale pour ses recherches en entrepreneuriat.

HEC Montréal est l’une des écoles les plus renommées sur la scène mondiale pour ses recherches en entrepreneuriat.

À ce carrefour du savoir s’ajoutent aujourd’hui deux programmes d’incubation (EntrePrism et le Parcours Rémi-Marcoux), un programme d’accélération (l’Accélérateur Banque Nationale | HEC Montréal), un centre pour soutenir et accompagner les entreprises familiales (Familles en affaires HEC Montréal) et un pôle de recherche et transfert (l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal).

Si bien que La base entrepreneuriale de HEC Montréal, qui chapeaute désormais le tout, a accompagné depuis 2013 près de 350 entreprises technologiques et numériques, et soutenu quelque 450 entrepreneurs, dont près de 85 % sont encore actifs. Plus de 60 % de ces organisations ont été fondées par des femmes et 70 % par des entrepreneurs issus de la diversité ethnoculturelle. Ces entreprises ont créé plus de 750 emplois et près de 40 % d’entre elles sont actives à l’international.

Le maillon « intelligence artificielle »

En parallèle, CDL-Montréal, le programme d’accompagnement et de valorisation de start-ups technologiques de l’École des dirigeants HEC Montréal, vient de franchir le cap du milliard de dollars en création de valeur. Ce montant correspond à la valeur totale des entreprises qui ont complété le programme depuis sa création, en 2017.

Chaque année, une cinquantaine d’entreprises technologiques à fort potentiel y sont admises. Ces start-ups évoluent soit dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA) ou de l’IA appliquée aux chaînes d’approvisionnement. À ce jour, plus de 180 entreprises ont été propulsées par ce programme de portée internationale initié à l’origine par la Rotman School of Management de l’Université de Toronto.

Depuis cinq ans, 130 étudiantes et étudiants de notre programme de MBA ont même collaboré à CDL-Montréal en accompagnant ces start-ups dans la réalisation d’activités comme l’élaboration de plans d’affaires ou la réalisation d’études de marché.

Ainsi, le solide et dynamique écosystème entrepreneurial que HEC Montréal a enrichi au fil du temps rassemble à la fois de jeunes talents qui cherchent à exploiter leur ingéniosité, des experts disposés à les soutenir et à développer de nouvelles connaissances pour améliorer les pratiques, et des partenaires prêts à investir pour régler un problème spécifique ou encore à prendre une longueur d’avance. Chacun s’alimentant au contact de l’autre, chacun contribuant à son propre succès tout en enrichissant le bien commun.

En lien avec sa mission et ses valeurs, HEC Montréal a ainsi fait le choix d’offrir une diversité de services pour soutenir une diversité d’entrepreneures et d’entrepreneurs de toutes origines et allégeances. Car, dans le contexte d’incertitude actuel, nous savons à quel point le Québec et la planète tout entière ont besoin de toutes les forces vives disponibles pour créer de la richesse et avoir un impact durable sur la société.