HEC Montréal est devenue 100 % numérique en un week-end au printemps 2020. Pandémie oblige, la direction, les enseignants et les nombreuses équipes de soutien ont uni leurs forces pour offrir en ligne l’intégralité des formations aux quelque 15 000 étudiants des trois cycles. Et dire qu’il y a un an, l’École proposait à peine 10 % de ses formations à distance !

HEC Montréal aurait pu être prise au dépourvu lorsque la première vague de COVID-19 a frappé. Le vendredi 13 mars 2020, à quatre semaines de la fin du trimestre universitaire, le Québec est entré dans son premier grand confinement. Or, en une fin de semaine, presque tout le monde, à HEC Montréal, était prêt à continuer à enseigner.

« Bien que nous naviguions tous en plein inconnu, nous étions unanimes sur une chose: il était hors de question de mettre le trimestre en péril », se rappelle Lamiel Brasseur (MBA 2004), qui pilote la direction de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique (DAIP).

LAMIEL BRASSEUR

quote noire LA DIRECTION A MANDATÉ UN COMITÉ POUR RÉFLÉCHIR À UNE STRATÉGIE APRÈS-COVID. UNE CHOSE EST CLAIRE : L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR NE SERA PLUS JAMAIS LE MÊME.quote droite

LAMIEL BRASSEUR
Directrice de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique

CAP SUR L’AGILITÉ

« Ainsi, le lundi suivant, la plupart des enseignants ont communiqué avec leurs étudiants pour les rassurer et leur expliquer comment les choses allaient se dérouler; plusieurs avaient même déjà mis du matériel et des capsules vidéo en ligne », explique la directrice.

Dans la même semaine, plus de 350 professeurs et chargés de cours ont été formés sur l’art d’enseigner à distance. Peu de temps après, toujours en un temps record, le site « Enseigner à distance » était lancé à l’intention du personnel enseignant. « Personne n’a eu de formation à rabais; l’essentiel de la matière a été couvert », précise Lamiel Brasseur.

Afin d’accroître l’interaction, les étudiants du trimestre d’été ont, quant à eux, bénéficié de cours en direct, en plus de recevoir le matériel pédagogique préparé par les enseignants, entre autres par le biais du logiciel Teams. Dans l’intervalle, le personnel enseignant se familiarisait avec le très prisé logiciel de visioconférence Zoom.

TOUS POUR UN !

Outre les enseignants qui ont fait un travail remarquable, tout le monde s’est investi à fond pour relever ce défi, de l’équipe des Technologies de l’information à la Direction des ressources humaines en passant par le Registrariat, les Communications, la DAIP et les équipes de direction.

À la rentrée de septembre 2020, tous voulaient offrir aux étudiants une expérience optimale; ils y sont parvenus, non sans une forte dose de stress. Depuis, les étudiants et le corps enseignant s’investissent à fond pour faire de l’enseignement à distance « forcé » une aventure heureuse. La passation des examens demeure cependant un enjeu.

Malgré la pression et les longues heures, Lamiel Brasseur garde d’excellents souvenirs de cette singulière période d’adaptation. Ainsi, des silos ont disparu pour faire place à des gens qui travaillaient main dans la main. L’entraide, la convivialité et les courriels d’encouragement de la direction ont fait le reste.

Qu’en est-il de la suite des choses ? « L’École et le corps enseignant ont gagné en expertise, soutient Lamiel Brasseur. Par ailleurs, la direction a mandaté un comité pour réfléchir à une stratégie après-COVID. Une chose est claire : l’enseignement supérieur ne sera plus jamais le même. » ∙

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