Après leurs études à HEC Montréal, ces citoyens du monde entament un parcours professionnel qui les amène à refaire leur vie dans un autre pays. À la recherche de nouveaux défis, ils quittent la métropole pour débuter une carrière chez un géant du Web. Rencontre avec de jeunes leaders pour qui Montréal aura été un VÉRITABLE tremplin.

REPENSER LA PUBLICITÉ

Isabelle Quevilly, créative stratège
chez Facebook
(D.E.S.S. en communication marketing 2006)
■ 35 ans, ■ Née à Paris (France), vit à Londres (Grande-Bretagne)

Après avoir obtenu un diplôme en technologies de l’Internet en France, Isabelle Quevilly déménage à Montréal et s’intéresse à la communication marketing. À peine sortie du D.E.S.S. de HEC Montréal, elle trouve un emploi dans une agence montréalaise, où elle passera sept ans. « J’y ai acquis une expertise en médias sociaux et créé les premières stratégies Facebook de plusieurs marques internationales. » En 2011, elle quitte le Canada pour toucher de nouveaux marchés et s’établit à Londres en tant que consultante.

Facebook

Maintenant chez Facebook, elle aide les marques mondiales à mieux communiquer sur ses différentes plateformes, y compris Messenger et Instagram. « Je suis très heureuse d’avoir pris le risque de faire ce en quoi je croyais. À ce chapitre, je pense que l’industrie de la pub doit se réinventer et mieux comprendre les logiques et les avantages de se rapprocher des consommateurs. » Côté technologies et communication, elle croit que nous n’en sommes encore qu’au tout début : « On commence à peine à saisir la capacité des réseaux sociaux et leur impact sur les modèles d’affaires. On comprend mieux le comportement des usagers, mais on en est toujours à la phase 1. Pour ma part, j’ai l’impression que tout cela nous ouvrira la porte sur un monde où les gens seront plus indépendants et plus responsables. »

Google

EN ÉQUIPE POUR LA FAMILLE

Rachel Potvin, gestionnaire senior – Ingénierie chez Google
(MBA 2006) ■ 42 ans ■ Née à Ottawa (Canada), vit à Sunnyvale (Californie)

Après avoir travaillé pendant six ans chez Ubisoft Montréal, puis deux ans en consultation et en gestion dans le secteur informatique pour Deloitte à Ottawa, Rachel Potvin se fait courtiser par les recruteurs de Google. « Mon expérience en jeux vidéo et mon MBA les intéressaient. Je n’étais pas certaine de vouloir déménager aux États-Unis, mais je me suis dit que j’allais au moins les rencontrer. J’ai été vraiment impressionnée par cette entreprise et par son approche. En entrevue d’embauche, on pousse le candidat pour voir ce qu’il peut accomplir de plus difficile. » Elle a obtenu le poste et quitté le pays.
Neuf ans plus tard, elle est mariée à un Canadien, mère de deux enfants et toujours chez Google. « Les occasions ici sont énormes. Google est souvent nommée comme l’une des meilleures entreprises où travailler et ce n’est pas pour rien. Mon rôle a beaucoup évolué depuis mon arrivée, mais je suis encore très motivée par ce que je fais aujourd’hui. »
Son mari a largement contribué à son succès professionnel : « Il a été père à la maison pendant les trois premières années. C’est vraiment grâce à lui si j’ai pu développer ma carrière. Nous sommes une équipe et je suis très chanceuse. Il s’occupe de tous les détails pour que je puisse passer le plus de temps de qualité possible avec nos enfants. »

FAIRE LES BONS CHOIX

Amin Etemad, directeur des opérations chez Amazon
(B.A.A. 2002) ■ 42 ans ■ Né à Leeds (Grande-Bretagne),
a grandi à Montréal et vit à Minneapolis (Minnesota)

AmazonÀ peine diplômé de HEC Montréal, Amin Etemad met le cap sur le Minnesota pour y travailler en tant que consultant en gestion, d’abord dans le secteur de la restauration, puis dans le domaine médical et dans celui des vins et spiritueux. Dans l’intervalle, des recruteurs le contactent pour lui offrir un emploi à la maison-mère d’Amazon, à Seattle, mais il refuse. « Pour ma famille, je voulais rester à Minneapolis. Quelques semaines plus tard, ils m’ont invité à poser ma candidature à un poste de gestionnaire des opérations, toujours chez Amazon, à quinze kilomètres de chez moi, et je l’ai obtenu. »
AmazonSelon lui, on peut gravir les échelons tout en priorisant sa famille : « Quand je constate le niveau de risque que certains sont prêts à accepter pour y parvenir, ça me fait réfléchir. Ce sont des questions que je me pose et dont nous discutons en famille. Je suis là depuis treize mois et j’ai vu beaucoup de gens arriver, puis repartir. Travailler dans une entreprise qui écrit l’histoire tous les jours exige beaucoup de flexibilité. »

Photos : Facebook, Google, iStock.