Cette fois encore, HEC Montréal fera la part belle au talent québécois. Ainsi, deux œuvres d’art magistrales ont été retenues pour s’intégrer à l’architecture singulière de son nouvel édifice actuellement en construction dans le quartier des affaires de Montréal.

Réalisées en conformité avec la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du ministère de la Culture et des Communications, ces œuvres monumentales seront créées par deux artistes professionnels dont les propositions se sont nettement démarquées lors du concours.

« Afin d’obtenir une représentativité plus équitable des artistes invités à participer à notre concours, nous nous sommes adjoint la contribution de deux experts en art contemporain spécialisés en diversité culturelle et en autochtonie, précise Annie-Claude Sauvé, architecte coordonnatrice – Développements immobiliers majeurs à la Direction du développement du campus de HEC Montréal. Nous voulions nous assurer que notre démarche reflétait bien les valeurs d’inclusion et de parité de l’École. »

THÉÂTRALITÉ CONTEXTUELLE

THÉÂTRALITÉ CONTEXTUELLE
Emplacement : l’atrium, du côté René-Lévesque Ouest
Largeur : 6 mètres
Hauteur : 19,8 mètres
Profondeur : 8,9 mètres

MAPPEMONDE
Emplacement : mur extérieur du jardin, au carrefour des couloirs de circulation principale, au 3e étage
Largeur : 17 mètres
Hauteur : 4,54 mètres

Map monde

Map monde

MAPPEMONDE
Emplacement : mur extérieur du jardin, au carrefour des couloirs de circulation principale, au 3e étage
Largeur : 17 mètres
Hauteur : 4,54 mètres

COMME UNE AFFIRMATION

Du côté de l’atrium central, c’est la proposition Théâtralité contextuelle de l’artiste autochtone Ludovic Boney qui a retenu l’attention du jury. Cette œuvre d’art contemporaine étonnera par sa géométrie tranchante, ses dimensions monumentales et ses couleurs vives. Composée de tubes d’aluminium colorés et métallisés, cette sculpture suspendue se déploiera sur quatre étages. Selon les points de vue choisis, elle proposera des lectures différentes par le biais d’un effet anamorphique. En outre, en fonction de la lumière du jour et grâce à ses matériaux réflectifs, elle contribuera à dynamiser l’espace en se jouant de l’architecture du bâtiment.

Inscrit dans une recherche formelle aux tendances minimalistes, Ludovic Boney se plaît à intégrer les contraintes du matériau au concept de ses œuvres. Ses sculptures prennent des allures de structures esthétiques; les plans et les pleins font place aux lignes et aux vides pour signifier la création de nouveaux espaces.

On lui doit notamment l’impressionnante sculpture Une cosmologie sans genèse – que l’on peut admirer au Musée national des beaux-arts du Québec –, la spectaculaire Loess mise en place à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières et la très poétique sculpture installée au Géoparc de Percé.

PLACE À LA CONTEMPLATION

À l’autre bout du spectre, l’œuvre Mappemonde suscitera quant à elle davantage l’intériorité. Se déployant sur 17 mètres, ce bas-relief magistral fait tout autant preuve audace avec sa monochromie affirmée et la complexité abstractive de son dessin sculpté dans le Corian. Cette œuvre incarne à la fois le progrès et l’héritage. De nature contemplative, elle se dressera dans un jardin intérieur végétalisé où s’animera le mouvement des saisons. Elle pourra être admirée à partir des espaces publics de l’édifice, à travers une paroi vitrée.

Son auteur, Nicolas Baier, a réalisé plusieurs œuvres publiques au Québec. Son travail enrichit autant des collections publiques que privées, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, de la Banque Nationale du Canada et de plusieurs cabinets d’avocats.

« Bien qu’il s’agisse d’un heureux hasard, l’École ne pouvait que se réjouir de la complémentarité de ces deux œuvres, qui vont indéniablement créer la magie des lieux et, souhaitons-le, en inspirer plus d’un », conclut Annie-Claude Sauvé.

AVANCEMENT DES TRAVAUX

Le site du nouvel édifice a pris des allures de fourmilière au cours des derniers mois. Les travaux de coffrage et de bétonnage pour ériger l’ossature des huit étages de l’édifice progressent à bon rythme. Le bâtiment commence à intégrer le paysage, puisque l’ensemble du périmètre de l’édifice est maintenant tracé, les murs, colonnes et dalles de béton émergeant du sol sur toutes les façades. ∙

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POUR EN SAVOIR PLUS

Pour accéder à une visite en 3D des espaces intérieurs de cette nouvelle antenne et au chantier en direct :
• Avancée des travaux : hec.ca/centre-ville/en-images
• Visite en 3D des espaces intérieurs : hec.ca/centre-ville