Arsène Albert a arpenté les corridors de HEC Montréal pendant près de 30 ans. Rencontre avec le plus sympathique des concierges que plusieurs générations d’étudiants et d’employés ont pris un réel plaisir à côtoyer.

Sous ses dehors d’homme modeste, ce véritable bourreau de travail n’avait rien du concierge qui travaille dans l’ombre. Natif du Témiscouata, ce grand sportif, doublé d’un être attentionné, a laissé un souvenir impérissable à des milliers d’étudiants, de professeurs et de collègues, tant à l’édifice de la rue Decelles qu’à celui de Côte-Sainte-Catherine.

Arsène Albert« HEC, c’était mon deuxième chez-moi, confie-t-il. J’aimais ce que je faisais. J’aimais le contact avec les étudiants et les professeurs. » Ainsi, celui que tout le monde appelait chaleureusement « Arsène » connaissait non seulement les moindres recoins de l’École, mais aussi toutes ses petites histoires…

Et de nous raconter mille et une anecdotes sur des étudiants qui lui ont offert des cadeaux, sur sa sollicitude lors de fêtes étudiantes et de séances d’initiation, sur des tours qu’il a joués, sur ses épopées à vélo alors qu’il partait de chez lui, à Longueuil, pour venir travailler à l’École, et qu’il roulait parfois jusqu’aux premières neiges de décembre. « On m’a même déjà chanté “Bonne fête” pendant que je nettoyais des tableaux entre deux cours », se souvient-il.

DÉVOUÉ ET ENGAGÉ

« Sur la rue Decelles, il se tenait toujours sur le bord de la porte, prêt à effacer les tableaux pendant la pause. Il était très efficace, se rappelle Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal. Il en tirait d’ailleurs une certaine fierté. Son travail était essentiel. De tous les employés à l’entretien, c’est lui que les professeurs connaissaient le plus. Il avait toujours quelque chose d’intéressant à raconter. »

HEC, c’était mon deuxième chez-moi. J’aimais ce que je faisais. J’aimais le contact avec les étudiants et les professeurs.

UN SPORTIF AU GRAND CŒUR

Même après son départ à la retraite en 1999, Arsène Albert s’est dévoué pour l’École. Jusqu’en 2003, il a œuvré à la campagne Centraide – HEC Montréal, pour laquelle il vendait des billets « moitié-moitié ». Pendant 15 ans, sa conjointe et lui ont aussi participé à l’organisation de la fête de Noël destinée aux enfants des employés de l’institution.

Arsene Albert

Arsene Albert

(1) Arsène Albert a participé à de nombreuses campagnes de Centraide – HEC Montréal. (2) Il porte ici fièrement le dossard qu’on lui a offert pour souligner le 75e anniversaire de HEC Montréal. (3) Devant la pointeuse à cartes de l’Édifice Decelles, où il venait travailler à vélo. (4) Sa carte d’employé.

Athlète à ses heures et ce, bien avant que la course à pied ne devienne populaire, Arsène Albert s’est initié à cette discipline au début de la quarantaine. Il a à son actif une dizaine de marathons, mais aussi toute une liste de cinq et de 10 kilomètres complétés avec des amis aux quatre coins du Québec.

Aujourd’hui, à 78 ans, encore très actif physiquement à vélo et en ski de fond, Arsène Albert garde un excellent souvenir de ses trois décennies passées à HEC Montréal et ne rate jamais une occasion d’y remettre les pieds en participant à chacune des rencontres de l’Association des retraités de l’École. ∙

Photos : Émilie Nadeau (portrait) – Autres photos fournies gracieusement par Arsène Albert.