Bien qu’essentiels, le talent et les idées ne suffisent pas pour réussir en affaires. Il faut aussi des compétences, des connaissances, des ressources, et des gens qui croient en nous. Un « écosystème » que HEC Montréal s’active plus que jamais à mettre en place.

Rappelons qu’en 2011, plusieurs facteurs ont poussé le gouvernement du Québec à inscrire l’entrepreneuriat au cœur de ses priorités et à lancer la toute première stratégie québécoise destinée à le soutenir. Parions que la faiblesse des intentions d’entreprendre, le déclin du nombre d’entrepreneurs et du taux de création d’entreprises ainsi que les difficultés pressenties à l’égard de la relève ont motivé sa démarche.

En d’autres mots, le Québec accuse un sérieux déficit sur le plan de la relève nécessaire pour dynamiser et diversifier son tissu économique. Ce manque doit être surveillé de près afin d’éviter la disparition de fleurons québécois. Il s’agit de problématiques auxquelles HEC Montréal s’attaque depuis fort longtemps en multipliant les initiatives, soit la création de programmes et de spécialisations en entrepreneuriat, de chaires de recherche (entrepreneuriat, leadership, relève et entreprise familiale) et de pôles tels que Mosaic, réputé pour son École d’été en management de la créativité et ses projets visant à stimuler l’innovation.

Michel Patry

Au cours des dernières années, HEC Montréal a redoublé d’efforts pour préparer une relève encore plus compétente et mieux habilitée à relever les défis de l’entrepreneuriat. Interpellés par cet enjeu, des partenaires sont venus lui prêter main-forte.

Ainsi, en janvier 2013, la Banque Nationale a investi 10 millions de dollars dans la mise sur pied de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal. Très actif, cet institut appuie le développement d’entrepreneurs par le biais d’activités pédagogiques et de formation, de recherches de pointe, d’accompagnement et de réseautage. Dans une perspective de transfert de connaissances, son espace d’expérimentation, l’Accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal, se veut un laboratoire parfait pour les entrepreneurs porteurs de projets novateurs et lesprofesseurs chercheurs de l’École.

Un an plus tard, HEC Montréal lançait le Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux grâce à un don majeur de 2,5 millions de dollars de Rémi Marcoux, fondateur de Transcontinental et célèbre diplômé de notre École. Échelonnée sur 12 à 18 mois, cette formation avant-gardiste a été spécifiquement conçue pour accompagner les étudiants qui souhaitent démarrer une entreprise, en acheter une ou encore assurer la relève familiale. Pour notre plus grande fierté, les premiers diplômés se font déjà remarquer en remportant de prestigieux prix, notamment lors du dernier Concours québécois en entrepreneuriat.

Solidement épaulés et encouragés par leurs professeurs, les étudiants de HEC Montréal sont actuellement de toutes les tribunes. Ils se distinguent tant en gagnant des compétitions d’entreprises en démarrage d’envergure internationale qu’en suscitant l’intérêt de « Dragons » investisseurs. Preuve qu’à HEC Montréal, la fibre entrepreneuriale vibre comme jamais !

Toujours dans l’optique de créer le meilleur écosystème pour favoriser l’entrepreneuriat au Québec et de répondre aux attentes grandissantes des étudiants, HEC Montréal a lancé en juin dernier le Département d’entrepreneuriat et innovation. Notre institution aspire ainsi à se tailler une place de choix dans ce créneau sur la scène internationale et à atteindre le top 50 des établissements universitaires qui se spécialisent dans ce domaine.

En parallèle, HEC Montréal a conclu un partenariat avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, afin de mettre en place un tout nouveau programme de formation intensif destiné aux dirigeants de PME qui visent une croissance à l’international.

Au cours des dernières années, HEC Montréal a mis les bouchées doubles pour devenir un acteur majeur dans le soutien de l’entrepreneuriat au Québec et dans la francophonie. Les conclusions de l’édition 2015 de l’Indice entrepreneurial québécois réalisée par la Fondation de l’entrepreneurship, en partenariat avec l’Observatoire IEBN, permettent d’ailleurs d’entrevoir que les efforts consentis à ce chapitre commencent à porter fruits.

Cette étude nous apprend non seulement que le désir d’entreprendre est à la hausse chez les jeunes Québécois – 37 % des 18 à 34 ans aspirent à se lancer en affaires –, mais qu’ils sont encore plus nombreux à concrétiser leur rêve. C’est d’ailleurs chez les jeunes que le taux de démarches pour créer ou reprendre une entreprise connaît actuellement la plus forte augmentation au Québec (+ 1,9 %).

Autre nouvelle encourageante : les 18-34 ans affichent une plus grande tolérance au risque que leurs aînés et ont aussi moins peur de l’échec. On note donc ici un changement important dans la culture entrepreneuriale au Québec. L’échec est aujourd’hui davantage perçu comme une occasion d’apprentissage. Une attitude essentielle pour passer à l’action et persévérer en affaires.
Il ne reste plus qu’à espérer que la tendance se maintienne !