Les programmes d’échanges internationaux changent littéralement des vies. Quatre diplômés de HEC Montréal nous racontent comment leur existence a basculé – pour le meilleur – après un séjour dans une université étrangère. Ouverture aux autres, développement de son plein potentiel, goût du dépassement : les avantages sont nombreux !

Besnik Bytyqi

Citoyen du monde

BESNIK BYTYQI ■ Auditeur financier, PwC, à Genève ■ 28 ans ■ B.A.A. 2015 ■ DESS en comptabilité 2018
Participer à un programme d’échanges internationaux a changé la vie de Besnik Bytyqi à plusieurs égards. Son séjour à la prestigieuse Université de Saint-Gall, en Suisse, l’a transformé en « citoyen du monde ». « Outre la qualité de l’enseignement, j’ai pu élargir ma vision des choses, souligne-t-il. J’ai visité 14 pays en quelques mois. Je me suis lié d’amitié avec des gens de partout sur la planète et me suis créé un réseau de contacts inestimable. Cet échange a été l’élément le plus marquant de toutes mes années universitaires. » À son retour, toujours hanté par « l’appel de l’international », il travaille à l’accueil des étudiants étrangers pour l’École. Il retourne ensuite chez les Helvètes, où il fait une maîtrise à HEC Lausanne. C’est d’ailleurs au cours de ce deuxième séjour qu’il rencontre sa future épouse lors d’une escapade dans son Kosovo natal, où la majorité de sa famille vit toujours. Arrivé au Québec à huit ans, cet aîné d’une famille de cinq enfants a grandi à Victoriaville. Il semble que la Suisse sied bien à Besnik Bytyqi. Depuis 2019, il est devenu auditeur financier pour PwC à Genève, où il travaille avec des clients de divers pays.

Marc-Antoine Hébert

Cap sur le dépassement !

MARC-ANTOINE HÉBERT ■ Directeur de projets numériques, Biotherm, à Paris ■ 27 ans ■ B.A.A. 2014 ■ M. Sc. Marketing international 2017
Marc-Antoine Hébert ne s’en cache pas : s’il travaille aujourd’hui à la tête du marketing numérique pour Biotherm, une marque du groupe L’Oréal, à Paris, c’est en grande partie grâce au programme d’échanges internationaux auquel il a participé lors de son passage à HEC Montréal. À l’époque, il avait séjourné six mois en Australie. « Cette expérience m’a appris qu’il n’y a rien de mieux que de sortir de sa zone de confort pour dépasser les limites que l’on s’impose. Or, étudier et vivre à l’étranger permet justement de le faire », affirme-t-il. Cet ancien pigiste en design et direction artistique possède déjà une feuille de route impressionnante. Il s’intéresse à l’image sous toutes ses formes. Son travail chez L’Oréal lui permet de joindre des millions de personnes par le biais des médias sociaux, du commerce électronique et des stratégies numériques en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Durant sa maîtrise, il a travaillé au bureau des affaires étudiantes internationales de HEC Montréal et il a fièrement représenté l’École dans divers concours universitaires à l’étranger. À l’été 2019, il a été nommé président de HEC Montréal Europe Alumni. Entre deux projets, cet ancien percussionniste dans un groupe pop profite de son séjour en Europe pour visiter le plus de pays possible.

Annie Lafleur

Inspirante Océanie…

ANNIE LAFLEUR ■ Présidente et fondatrice, DAM, à Montréal ■ 24 ans ■ B.A.A. 2018
Annie Lafleur a fait d’une pierre deux coups lors de son échange à l’Université de Melbourne, en Australie. Son séjour, en 2016-2017, lui a confirmé qu’elle avait la bosse des affaires. Mais surtout, c’est à l’autre bout du monde qu’a germé l’idée de lancer son entreprise. Cette grande voyageuse est fondatrice et présidente de DAM, qui fabrique des boissons aux amandes haut de gamme. « J’avais déjà voyagé, relate-t-elle, mais cette expérience m’a donné envie de l’étranger pour toujours. J’ai alors compris qu’il faut saisir les occasions quand elles se présentent. » Après son trimestre à Melbourne, elle a prolongé son séjour et a travaillé en restauration. Elle s’est mise au surf, tout en étant barista dans un café de Sydney. C’est là qu’elle a approfondi ses connaissances sur la boisson aux amandes et qu’elle a appris à la fabriquer. À son retour au Québec, tout en fondant sa PME, Annie Lafleur a été sélectionnée pour le parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux et accueillie au sein de l’Accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal. Depuis peu, aidée de son équipe, elle en a entrepris la production dans la région montréalaise, où est concentrée sa clientèle – majoritairement composée de bistros et de cafés. La jeune entrepreneure se targue d’être écoresponsable. En font foi les bouteilles consignées en verre dans lesquelles elle vend sa boisson aux amandes, « exquise dans un latte », promet-elle.

Aurélien Arrou-Vignod

Se mesurer à soi-même

AURÉLIEN ARROU-VIGNOD ■ Directeur de comptes, Elit’Avia, à Ljubljana ■ 35 ans ■ B.A.A. 2006 ■ M. Sc. Gestion 2008
Aurélien Arrou-Vignod avait déjà beaucoup voyagé avant de prendre part au programme d’échanges internationaux de HEC Montréal. Enfant, il avait parcouru la planète avec ses parents. Originaire de France, il est arrivé au Canada à 19 ans pour y faire ses études à l’École. À sa dernière année au baccalauréat, il a séjourné six mois à l’HKUST, à Hong Kong. « J’ai alors côtoyé des gens de partout issus de tous les secteurs d’activité, se remémore-t-il. Finance, médecine, génie… Mais surtout, j’ai pu vivre des choses différentes. Au bout du compte, ça m’a permis de me découvrir, de savoir qui j’étais. » Au cours de sa carrière, Aurélien Arrou-Vignod a vécu au Panama pendant trois ans, sillonnant l’Amérique latine pour vendre des avions Bombardier. À plusieurs reprises, il a d’ailleurs témoigné à HEC Montréal de la réalité – pas toujours idyllique – des voyages d’affaires. Après un passage chez Air Canada, il travaille depuis 2018 en Slovénie pour Elit’Avia, un opérateur d’avions d’affaires. « Quand tu es à l’étranger par affaires, tu as très peu de temps pour t’imprégner de la culture, des gens, des lieux, ce qu’un échange étudiant te permet. C’est là que ça devient enrichissant », affirme ce globe-trotteur qui parle quatre langues.

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