Au cours des 50 dernières années, HEC Montréal a décerné quelque 8 600 maîtrises en administration des affaires (MBA) à des leaders déterminés à faire leur marque dans leur milieu. Pensons notamment à François Legault, Guy Cormier, Pauline Marois, Dominique Anglade, Isabelle Maréchal et Yannis Mallat. Retour sur un programme qui a su évoluer pour répondre aux besoins de notre société, mais aussi se coller aux préoccupations et aux enjeux du milieu des affaires.

Le programme de MBA a vu le jour à la Harvard Business School en 1908. Au fil du temps, la prestigieuse université du Massachussetts a su créer toute une image et une réputation autour de ce diplôme. Si bien qu’à la fin des années 1960, le milieu des affaires québécois a commencé à manifester son intérêt pour une version en français de cette formation.
C’est ainsi qu’en 1969, sous la direction de Paul Dell’Aniello, HEC Montréal ouvre ses portes à une première cohorte. « Dès le départ, HEC Montréal s’est inscrite dans la tradition nord-américaine d’un diplôme généraliste qui s’adresse à des gens qui possèdent une formation universitaire bonifiée d’une expérience de travail, précise Robert Desormeaux, qui a été directeur du MBA de 1988 à 1994. Côtoyer des gens de tous les horizons contribue d’ailleurs à la richesse de ce programme. »

Le MBA célèbre ses 50 ans !

(1) Les 18 diplômés de la toute première cohorte de MBA en 1971. (2,3 et 4) Plusieurs leaders du Québec ont choisi HEC Montréal pour leur MBA, notamment Pauline Marois (1976), François Legault (1984) et Guy Cormier (2000).

LE POINT DE BASCULE

Il faut savoir qu’à l’origine, le programme de MBA n’était offert qu’en Amérique du Nord alors qu’aujourd’hui, il se donne partout sur la planète. « De prime abord, l’École a proposé la formule classique qui s’échelonnait sur deux ans. Puis, après une révision en 1995, notre programme a emprunté la formule européenne au tournant de l’année 2000, précise Louis Hébert, directeur du programme. C’est à ce moment que le MBA est passé de deux ans à une année intensive ». Au même moment, HEC Montréal ouvrait ses portes à une première cohorte internationale en anglais.

quote noire CETTE FORMATION S’ADRESSE À DES GENS QUI RÉFLÉCHISSENT À LEUR AVENIR, QUI SONT CRÉATIFS, INNOVATEURS, MOTIVÉS, ET QUI MAÎTRISENT LEUR DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL. quote droite

LA PREMIÈRE FEMME

Réjeanne Côté a été la seule femme à intégrer la toute première cohorte du programme de MBA, en 1969. À l’admission, le registrariat l’avait d’ailleurs informée de la situation. « On m’a demandé si j’acceptais de venir quand même », se souvient celle qui garde d’excellents souvenirs de cette période de sa vie. « Pour moi, il a toujours été important de savoir où l’on veut aller et de foncer. Souvent, les embûches, on se les crée soi-même. Je le faisais pour moi et non pour être la première », poursuit la diplômée, aujourd’hui âgée de 77 ans.

LE MBA, D’HIER À AUJOURD’HUI

Mais est-ce que les motivations qui poussent les candidats à faire un MBA aujourd’hui sont les mêmes qu’en 1969 ? Robert Desormeaux en est convaincu : « C’est un diplôme universellement reconnu, le plus prestigieux dans le monde des affaires. » Louis Hébert, lui, voit ce programme comme un pivot dans une carrière : « Cette formation s’adresse à des gens qui réfléchissent à leur avenir, qui sont créatifs, innovateurs, motivés, et qui maîtrisent leur développement professionnel, précise-t-il. C’est le rôle du MBA d’hier à aujourd’hui, et c’est le rôle qu’il jouera pendant encore plusieurs années. » ∙

Photos : Archives – HEC Montréal, (1) Fonds de l’Association des étudiants de MBA, P029/XPH,0001, (2 et 3) Fonds de l’Association des étudiants de MBA, P029/W2,0004 et P029/W2,005. (4) Fonds du Sommet international du coopératisme, P086.

Pub 50e MBA

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