Si HEC Montréal peut aujourd’hui se targuer de jouir d’une réputation enviable à l’international, elle le doit notamment au travail acharné d’Hassan Taghvaï et de son équipe du Service des activités internationales et de la mobilité étudiante, la nouvelle entité qui regroupe l’ensemble des activités de l’École à l’étranger.

Bien que l’École soit présente sur la scène internationale depuis 1975, la mondialisation accélérée et la concurrence accrue dans les domaines de la formation et de la mobilité étudiante l’ont contrainte à se repositionner : « Pour saisir ces nouvelles occasions, nous devions agir rapidement et revoir notre stratégie. La direction a alors recommandé de créer un guichet unique pour les activités internationales », explique le directeur du Service.

DES PARTENAIRES ESSENTIELS

Ces activités à l’étranger n’auraient toutefois pu se déployer sans de solides partenariats, véritables pierres d’assise sur lesquelles l’École a pu bâtir son offre de formations, sa mobilité étudiante et sa crédibilité à l’international. Les universités, les entreprises et les institutions internationales avec qui HEC Montréal a établi ces ententes sont généralement francophones, européennes, maghrébines, moyen-orientales, asiatiques, africaines et sud-américaines.

 EN 2016, 1 700 PARTICIPANTS ONT BÉNÉFICIÉ DES FORMATIONS OFFERTES PAR HEC MONTRÉAL À L’INTERNATIONAL. 

C’est avec ces partenaires – et pour eux – que le Service a créé une gamme de programmes en trois volets. Tout d’abord, dans le cadre des formations diplômantes délocalisées, il offre aux universités et aux entreprises certains de ses programmes d’études supérieures qu’il dispense entièrement sur place ou selon un format hybride (en présentiel et à distance), en français et en anglais. Pour leur part, les organisations publiques et les entreprises qui souhaitent investir dans le développement professionnel de leurs employés peuvent faire appel aux formations qualifiantes qui, sans mener à un diplôme de HEC Montréal, proposent un enseignement adapté aux besoins du partenaire dans la langue de son choix. Enfin, le Service propose des partenariats institutionnels par lesquels il met l’expertise des enseignants et du personnel de l’École à la disposition de ses partenaires pour créer de nouveaux programmes d’enseignement, en remodeler de plus anciens, développer du matériel didactique ou encore appuyer le développement pédagogique des formateurs sur place.
Par ailleurs, Hassan Taghvaï croit que fusionner les activités internationales et la mobilité étudiante permettra de consolider et d’accroître la quantité et la qualité des interventions avec ses partenaires institutionnels. Fort de son programme d’échanges avec 133 universités réparties dans 40 pays et auquel participent environ 1 000 étudiants chaque année, le Service offre désormais aux étudiants des universités partenaires la possibilité de venir suivre un semestre à HEC Montréal en tant qu’étudiant visiteur. Il pourra également proposer à ses partenaires la mise sur pied de learning expeditions, des séjours thématiques d’exploration et d’apprentissage alliant des visites industrielles, des rencontres avec des dirigeants et des séminaires donnés par des professeurs de HEC Montréal.

International

L’ART DE SE DISTINGUER

HEC Montréal n’est évidemment pas le seul établissement d’enseignement à offrir ses services à l’international. Sur quoi mise-t-elle donc pour se distinguer de ses concurrents ? « L’absence de passé colonial, la culture nord-américaine de l’institution, les agréments détenus par l’École, sa position enviable dans les divers palmarès, l’enseignement trilingue qui y est offert et l’ouverture sur le monde sont autant d’arguments que nous faisons valoir à nos éventuels partenaires », précise Hassan Taghvaï. Le succès de notre Service repose également sur la philosophie de collaboration qui y règne : « Nous souhaitons accompagner nos partenaires afin qu’ils accèdent à un niveau supérieur dans leurs marchés respectifs, ajoute le dirigeant. Nous développons une véritable complémentarité avec ces institutions en leur offrant notamment des programmes de formation sur mesure ».
Ainsi, Hassan Taghvaï et son équipe s’affairent au quotidien à faire rayonner la « marque » HEC Montréal à l’étranger. Le travail en amont est exigeant, comme en témoigne le passeport maintes fois estampillé du directeur, mais les résultats constatés en aval sont là : « Nous développons un réseau de diplômés et de participants qui occupent des postes de responsabilité dans les pays où nous œuvrons. Riches de cette nouvelle expertise, ils deviennent par la suite de véritables ambassadeurs pour l’École », conclut-il. Des ambassadeurs qui contribuent à donner à HEC Montréal ses lettres de noblesse partout sur le globe !

Flèche droite blanche

SE FORMER POUR FAIRE UNE DIFFÉRENCE

La République du Congo fait face à d’importants défis dont la gestion saine et efficace de l’appareil gouvernemental n’est pas le moindre. Une situation dont trois finissants du D.E.S.S. en gestion du secteur de l’énergie, offert jusqu’à tout récemment à Brazzaville, peuvent témoigner quotidiennement.

Henri Maleka, Anne Clarisse Ngouari et Wilfrid Okyemba, trois finissants du D.E.S.S. en gestion du secteur de l’énergie, en République du Congo, lors d’un récent passage à HEC Montréal.

Henri Maleka, Anne Clarisse Ngouari et Wilfrid Okyemba, trois finissants du D.E.S.S. en gestion du secteur de l’énergie, en République du Congo, lors d’un récent passage à HEC Montréal.

« Ce programme s’est avéré une véritable occasion pour moi, car j’ai pu le suivre dans mon pays, affirme Wilfrid Okyemba. Pour fréquenter les grandes écoles, il nous faut normalement tout laisser pour nous rendre à l’étranger, ce qui n’est pas toujours possible avec la famille et le travail. » Pour des gestionnaires qui œuvrent dans un contexte managérial où le respect de la hiérarchie et la rigidité prédominent, cette formation offre également de nouvelles perspectives de gestion : « Notre façon de voir les choses n’est plus la même, souligne Henri Maleka. Aujourd’hui, nous avons plus de recul et une plus grande considération au moment de gérer nos employés ou de prendre des décisions. Au terme de cette formation, nous pouvons participer activement aux grandes réflexions qui permettent d’apporter des solutions aux différents problèmes qui touchent le secteur de l’énergie dans notre pays. »