Près de 1000 diPlômés de HEC Montréal travaillent aujourd’Hui dans la grande région torontoise. Certains ont fait Ce CHoix Pour gravir Plus raPidement les éCHelons de leur organisation, d’autres Pour saisir une oPPortunité ou aCquérir de nouvelles exPertises. CHose Certaine, tous ont été transformés Par leur aventure dans la ville reine et agréablement surPris d’y déCouvrir une ville qui est tout sauf « boring ».

GENEVIÈVE COMTOIS

Geneviève Comtois

39 ans  Célibataire  À Toronto depuis 2011  Directrice, Stratégie internationale des prix de détail, Shell International  B.A.A. Marketing (1999), EMBA (2011)

« PETIT ConSEIL : SI on n’EST PAS fAn DES MAPLE LEAfS, vAuT MIEux nE PAS PArLEr hoCkEy À ToronTo. »

Recrutée par Shell Canada dès la fin de son baccalauréat, Geneviève Comtois y évolue pendant 11 ans. En 2010, elle décide de quitter le poste qu’elle occupe au siège social de Calgary pour entreprendre un EMBA à Montréal. En juillet 2011, alors qu’elle se trouve en Argentine pour son programme d’études, Shell lui propose un nouveau tremplin professionnel : un poste de direction dans la Ville Reine. Les mois suivants seront plutôt intenses : tout en faisant la navette Toronto-Montréal pour finaliser son EMBA, la jeune femme devra se montrer à la hauteur de ses nouvelles fonctions. Ce n’est qu’au terme de cette période exigeante qu’elle découvrira tous les charmes de sa ville d’adoption. En janvier dernier, Shell International lui ouvre les portes de son centre d’excellence pour qu’elle vienne aider ses équipes à atteindre leurs objectifs de croissance à l’échelle mondiale.

Photo : Bonnallie Brodeur

PATRICK HAINEAULT

Patrick Haineault

42 ans  Marié et père de deux enfants (12 et 10 ans)  À Toronto depuis 2012  Vice-président, CCC Chemicals  B.A.A. Marketing (1996)

« Toronto a beaucoup changé ces 15 dernières années. Elle est devenue une plaque tournante tant sur le plan culturel que gastronomique, grâce à son incroyable diversité ethnique. »

Véritable globetrotteur professionnel, Patrick Haineault s’envole pour Calgary dès l’obtention de son diplôme. Il y amorce sa carrière au siège social canadien de Shell Chimie. Pendant 16 ans, il gravit les échelons de cette multinationale en effectuant des escales de trois à quatre ans dans ses différents pôles stratégiques – Toronto, Atlanta, retour à Calgary… –, pour finalement terminer son parcours à La Haye (Pays-Bas). Là-bas, entouré d’un groupe d’experts venus des quatre coins de la planète, il conseille la société mère dans ses mégaprojets. Cette ouverture sur le monde lui donne non seulement une riche expertise dans le secteur des ressources naturelles, mais une incroyable capacité d’adaptation. Promu vice-président de CCC Chemicals, il revient à Toronto en 2012.

Section Torontoise

DANIELLE PARENT

DANIELLE PARENT

59 ans  Mère de deux filles (25 et 22 ans)  À Toronto depuis 1987  Directrice, Vérification interne, Fujitsu Amérique du Nord  B.A.A. 1981 (CPA, CA)

« Au fil du temps, je suis devenue une véritable Torontoise, même si, après toutes ces années, je ne prononce toujours pas le fameux « h » à l’anglaise. »

Déménagée à Toronto pour poursuivre une histoire d’amour amorcée au Québec, Danielle Parent s’y plaît assez pour y mener sa carrière et sa vie depuis… 30 ans ! Malgré sa rupture, les multiples possibilités d’emploi qu’offre cette ville la poussent à rester. Deux ans après son arrivée, elle quitte Alcan pour relever de plus grands défis chez Fujitsu, une entreprise alors en pleine expansion au Canada. Comme tout est à bâtir, elle y assume plusieurs responsabilités dont la vice-présidence Finance, ce qui lui permet de diversifier son expertise et d’acquérir une vaste connaissance de l’entreprise. Si bien qu’en 2013, Fujitsu lui confie l’implantation d’un service de vérification interne pour l’ensemble de l’Amérique du Nord.

ALAIN BERGERON

ALAIN BERGERON

39 ans  Marié et père de deux enfants (6 et 3 ans)  À Toronto depuis 2000  Vice-président principal, Gestion des placements, Placements Mackenzie  B.A.A. Finance et méthodes quantitatives (1998), M. Sc. Ingénérie financière 2001 (CFA et CMT)  Prix Relève d’excellence 2009 HEC Montréal

« En arrivant, je craignais d’être discriminé à cause de mon accent. Mais, à ma grande surprise, ce fut plutôt un atout sur le plan social. Les Québécois sont très appréciés ici. »

Alain Bergeron n’a pas encore fini sa maîtrise que la Banque TD lui propose un poste de négociateur de produits dérivés. Il faut dire que cet étudiant doué transmet déjà son savoir sur ces instruments financiers à HEC Montréal. Son objectif : rester à Toronto, le temps de parfaire son anglais. Dans l’intervalle, une offre extraordinaire se présente : joindre l’équipe qui bâtira l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, qui représente aujourd’hui 273 G $ d’actifs. Pendant 10 ans, il y gravit les échelons jusqu’à devenir vice-président et chef de l’affectation tactique de l’ensemble de l’actif. En 2013, Placements Mackenzie le recrute; il devient alors le plus jeune vice-président principal de cette société financière. À 39 ans, il y gère quelque 14 milliards d’actifs.

DOMINIC MAILLOUX

DOMINIC MAILLOUX

40 ans  Célibataire  À Toronto depuis 2013  Directeur des ressources humaines, Bombardier Avions commerciaux  B.A.A. (1997), M. Sc. Gestion des ressources humaines (2001)  Président de la section Toronto du Réseau HEC Montréal depuis août 2014

« À la différence des Québécois, les Canadiens anglais sont souvent plus réticents à émettre une opinion divergente ou à exprimer leur désaccord, ce qui rend parfois le travail en collégialité plus difficile. »

« Venir travailler à Toronto est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie, affirme Dominic Mailloux. J’y ai appris à repousser mes limites et à me dépasser, mais j’y ai aussi acquis une connaissance plus pointue des autres cultures. » Un net avantage, pour un expert en ressources humaines dans une multinationale. Accepter un poste à l’extérieur du Québec représentait donc une façon de progresser au sein de Bombardier, où il évoluait déjà depuis 12 ans. En plus de lui permettre de relever un important défi professionnel, cette immersion totale lui donnait aussi l’occasion de perfectionner son anglais. Un pari doublement remporté, puisqu’il s’est vu offrir un poste de direction à peine deux ans après son arrivée à Toronto.

GENEVIÈVE CHAYER

GENEVIÈVE CHAYER

37 ans  Mariée et mère de deux enfants (3 ans et 11 mois)  À Toronto depuis 2007  Fondatrice, Fetch! Recruiting  Baccalauréat en gestion (2007)

« Pour s’intégrer dans une nouvelle ville, il faut développer sa vie sociale. Sinon, on ne pense qu’à retourner à son port d’attache. »

À la fin de ses études (qu’elle poursuit en travaillant à temps plein), Geneviève Chayer accepte une promotion que son employeur, Saphir Technologies, lui offre à son siège social de Toronto. Ce passage dans cette agence de recrutement spécialisée en technologies de l’information lui permet de développer une expertise pointue dans ce secteur et de déceler les besoins spécifiques de ce marché. Si bien qu’en 2009, elle lance, avec son mari, sa propre firme de chasseur de têtes, afin d’exploiter une niche fort prometteuse dans la Ville Reine : les entreprises en démarrage du secteur d’Internet et du logiciel. La jeune femme étudie aujourd’hui divers scénarios : continuer à son compte ou aider une entreprise en pleine expansion à bâtir une équipe de calibre international dans le secteur d’Internet.

GMONTU GUPTA

MONTU GUPTA

35 ans  Marié et père d’une fillette de 18 mois  À Toronto depuis 2009  Premier directeur, Stratégie d’affaires et rôle, Planification en placements et retraite, RBC  MBA (2008)

« S’installer dans une nouvelle ville n’est jamais facile, mais une fois qu’on s’y est fait des amis et créé un réseau, Toronto se révèle une ville formidable pour vivre et se développer. »

Né en Inde, Montu Gupta arrive au Canada en 1999 pour y étudier le génie informatique à l’Université McGill. Recruté par cette institution, il y travaille pendant quelques années. Désireux de relever de plus grands défis, le jeune globetrotteur s’envole vers l’Arabie saoudite, où il réalise un projet d’implantation technologique pour la deuxième banque du pays. Cette incursion dans le milieu financier l’inspire : de retour à Montréal, il entreprend un MBA en stratégie et finance à HEC Montréal. C’est le coup de foudre, tant pour cette spécialité que pour une jeune Québécoise… Sa maîtrise terminée, une évidence s’impose toutefois à lui : en raison de son français limité, Toronto lui offre plus de possibilités que Montréal. Il est recruté par le siège social de la RBC, où les occasions d’avancement sont plus grandes. Un an et quelques allers-retours plus tard, son amoureuse vient le rejoindre pour y travailler et fonder avec lui une famille.

Photo : Living Face Photography

ÉLISABETH HIVON

Élisabeth Hivon

53 ans  Conjointe à distance  À Toronto depuis 2011  Directrice générale, Méridiam Canada  MBA (1999)

« Je ne suis pas ancrée à Toronto. Presque tous les week-ends, je reviens à Montréal, où se trouvent toujours mon cœur et ma vraie vie. Il faut dire que je passe mon temps à me déplacer d’un projet à l’autre en Amérique du Nord. »

Femme de projets au parcours atypique, Élisabeth Hivon commence sa carrière comme ingénieure civile en Arctique. Désireuse d’apporter une dimension « finance » à son travail, elle entreprend quelques années plus tard un MBA à HEC Montréal. S’amorce alors un virage à 180 degrés : elle joint les rangs de grands groupes d’ingénierie tels que SNC-Lavalin et Dessau, pour acquérir une solide expérience en partenariats publics-privés (PPP). Elle se distingue dans l’exécution de nombreux projets, dont le Southeast Stoney Trail, à Calgary. Si bien qu’en 2011, Méridiam, un leader mondial de l’investissement et de la gestion d’actifs dans les infrastructures au service de la collectivité, lui confie les rênes de sa filiale canadienne. À l’échelle du pays, elle orchestre aujourd’hui la structuration de mégaprojets en PPP, dont le dernier segment du périphérique d’Edmonton et le train léger à Waterloo.

MARIO VACHON

MARIO VACHON

50 ans  Marié et père de trois jeunes adultes (23, 19 et 18 ans)  À Toronto depuis 2000  Premier vice-président, Gestion du risque et qualité des actifs, MCAP  D.E.S.S. en gestion (1997)

« Repartir à neuf dans une autre ville doit être une décision familiale. mon épouse a pu obtenir son transfert, et nous y avons vu l’occasion d’offrir un bien précieux à nos enfants : l’acquisition d’une deuxième langue parlée sans aucun accent. »

Une opportunité de carrière amène Mario Vachon à s’établir à Toronto avec femme et enfants. Fort d’une solide expertise dans le secteur hypothécaire, il occupe pendant huit ans plusieurs postes stratégiques à la Banque Royale, ajoutant ainsi de nouvelles cordes à son arc (finance, trésorerie, risque). En 2006, un chasseur de têtes lui propose un défi qu’il ne peut refuser : démarrer la filiale canadienne d’AIG Mortgage Insurance Company à Toronto. Deux ans plus tard, l’entreprise détient déjà 1,5 % des parts du marché des nouvelles primes annuelles. Malheureusement, les déboires du secteur immobilier aux États-Unis entraînent la vente de l’entreprise. Notre expert entre alors à la direction de MCAP, l’une des plus importantes sociétés indépendantes de financement hypothécaire au Canada, qui détient aujourd’hui quelque 53 G $ d’actifs sous gestion.

PATRICIA GAUTHIER

PATRICIA GAUTHIER

39 ans  Mariée et mère de deux filles (5 et 3 ans)  À Toronto depuis 2008  Directrice, Solutions stratégiques pour les payeurs et Négociations, GSK Canada  MBA (2008)

« Être exposée à différentes cultures m’a permis de devenir un leader plus polyvalent et mieux outillé. »

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EMBA McGill - HEC Montréal

Aspirant à un changement de carrière, l’avocate Patricia Gauthier profite d’une escale à Montréal après trois ans à l’étranger (Singapour, France, Londres) pour y entreprendre un MBA. Elle est encore aux études lorsque l’entreprise pharmaceutique GSK la recrute pour intégrer son programme de développement de leadership. L’ascension est rapide : en moins de huit ans, la jeune femme enchaîne six promotions, tout en donnant naissance à deux enfants. En 2013, la direction fait appel à ses qualités de leader pour mener à bien ses projets stratégiques (restructuration, gestion du changement, création d’un partenariat public-privé). En 2015, GSK lui confie la mise sur pied d’une équipe responsable d’élaborer les stratégies de négociations avec les gouvernements et le développement de solutions stratégiques avec les compagnies d’assurances privées.

Photo : Michael Shaw